Le dépistage

La stratégie de dépistage des autorités sanitaires

Après avoir réservé les tests aux personnes les plus vulnérables, il s’agit désormais de pouvoir tester toute personne qui présente des symptômes du COVID-19 et les personnes de son entourage qu’elle aurait pu contaminer. Pour cela, 700 000 tests diagnostiques virologiques vont être réalisés chaque semaine (contre 175 000 auparavant).
illustration du virus COVID 19
Pour découvrir la stratégie nationale de déconfinement présentée par le Premier ministre à l’Assemblée nationale, rendez-vous sur cet espace dédié au déconfinement.

Différence entre les 2 grands types de tests utilisés dans la lutte contre le Covid-19 : tests diagnostiques virologiques (RT-PCR) et tests sérologiques

Quelle est la différence entre les tests par PCR et les tests sérologiques ?
Tests diagnostiques virologiques
(RT-PCR)
Tests sérologiques
Principe Détecter la présence du virus Détecter la présence d’anticorps au virus
Réponse à la question “Suis-je infecté en ce moment ?” “Ai-je été en contact avec le virus ?”
Fiabilité Très bonne
Méthode de référence validée
Trop d’incertitudes sur la fiabilité des tests et l’immunité
Développement et évaluation toujours en cours par les scientifiques
Prélèvement Écouvillonnage naso-pharyngé par un professionnel de santé équipé Sanguin
Durée d’analyse Quelques heures Quelques minutes à quelques heures

Les tests par PCR, dont l’objectif est de casser la chaîne de transmission du virus en détectant les personnes contaminées, sont les tests utilisés en France dans le cadre d’opérations de dépistage concernant les publics les plus vulnérables ainsi que les soignants. Ils seront progressivement élargis, en priorisant les contacts rapprochés des personnes contaminées ou jugées “à risque”.

Les tests sérologiques n’apportent à ce jour aucune information fiable sur une possible contamination, protection ou sur le statut immunitaire. Ils ne sont donc pour le moment pas recommandés pour le dépistage ou pour savoir si l’on est immunisé. Le Gouvernement travaille néanmoins au déploiement sélectif des sérologies dans certaines indications limitées, toujours en lien avec les scientifiques qui nous permettent de définir les meilleures conditions d’utilisation de ce nouvel outil.

Les traitements

Les patients infectés par le COVID-19 bénéficient aujourd’hui de traitements symptomatiques, c’est-à-dire visant à soulager les symptômes.

Il n’existe pas encore de traitement spécifique efficace, validé et approuvé contre le virus, d’où l’importance de freiner sa propagation par les gestes mesures barrières et les mesures de distanciation physique.

La recherche

Organisation de la recherche autour du virus en France

Le monde de la recherche est mobilisé :

  • La France est le seul pays européen à avoir initié un programme de recherche clinique sur le COVID-19 dès le 22 mars. Des équipes travaillent sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille ou encore Lyon ; les protocoles ont commencé. C’est la première fois que la communauté scientifique française mène un effort de recherche d’une telle ampleur, en temps réel, au cours d’une épidémie.
  • De nombreux programmes français et européens et des essais cliniques sont en cours afin d’améliorer le diagnostic, la compréhension et la prise en charge de cette maladie.
  • La France participe activement aux initiatives mondiales de recherches scientifiques. Tous les travaux sont mis en ligne en code source ouvert et en libre accès pour partager le maximum de données scientifiques.

Afin de soutenir l’effort de recherche :

  • les ministères des Solidarités et de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Agence Nationale de la Recherche, l’INSERM… sont mobilisés ;
  • 8 millions d’euros ont été débloqués par les ministères en soutien et à la coordination de la réponse scientifique à la propagation du virus ;
  • un fonds d’urgence de 50 millions d’euros pour lutter contre l’épidémie ainsi que le réinvestissement de 5 milliards d’euros supplémentaires dans la recherche sur les dix prochaines années a été annoncé par le président de la République.

État des recherches sur les vaccins

Il n’existe pas de vaccin contre le COVID-19 pour le moment.
De nombreux laboratoires publics comme privés, français comme internationaux, y travaillent. Dans tous les cas, les vaccins ne devraient pas être disponibles avant plusieurs mois.

Bactérie Prevotella

À ce jour, il n’existe aucune preuve d’un rôle de la bactérie Prevotella dans l’infection au COVID-19. Quelques travaux en prépublication explorent le sujet, mais sont discutés par le reste de la communauté scientifique car ils n’apportent pas d’argument robuste en faveur de cette hypothèse. Aucune équipe française n’a travaillé sur le sujet à ce jour.

Maladie de Kawasaki

La maladie de Kawasaki est une maladie inflammatoire connue, qui se développe chez l’enfant, et dont les causes sont peu claires. Son déclenchement pourrait être favorisé par une infection virale aspécifique.

Il faut suspecter une maladie de Kawasaki chez un enfant ayant pendant plus de 5 jours une fièvre élevée (supérieure à 39,5°C) et non réduite par le paracétamol, et présentant d’autres signes cliniques (conjonctivite, atteinte buccopharyngée, éruption cutanée, atteinte des extrémités, adénopathies cervicales). En cas de doute, appelez votre médecin.

C’est une pathologie rare (environ 1 enfant sur 10 000), possiblement grave, mais pour laquelle on dispose de traitements. Avec une bonne prise en charge, la guérison est la plupart du temps totale en 2 mois.

Une accumulation possiblement anormale de maladies de Kawasaki a été observée par certains chercheurs et pédiatres en France et à l’étranger. Les chercheurs travaillent activement afin de savoir s’il existe un lien entre la maladie de Kawasaki et le Covid-19.

Néanmoins, la maladie de Kawasaki ne semble vraisemblablement pas être une autre présentation du Covid-19. Le Covid-19 étant une maladie virale (comme d’autres), il est donc plausible que des enfants, suite au contact avec le Covid-19, développent une maladie de Kawasaki à terme, comme c’est le cas pour les autres infections virales.

La Direction Générale de la Santé reste néanmoins vigilante et en lien permanent avec les chercheurs, les sociétés savantes et l’agence nationale de santé publique sur ce sujet.